Vous cherchez à transformer votre salon — ou même votre chambre — en véritable salle de cinéma, sans vous ruiner ? Le Philips NeoPix 150 est précisément le type d’appareil qui fait naître cette promesse. À moins de 170 €, il affiche une résolution Full HD 1080p native et prétend projeter jusqu’à 80 pouces d’image. Sur le papier, c’est alléchant. Mais qu’en est-il dans la vraie vie, face à un mur blanc à 22 h, lumières éteintes ? Nous l’avons mis à rude épreuve pendant plusieurs jours pour vous donner une réponse honnête et complète.
En bref
Le NeoPix 150 est un vidéoprojecteur Full HD signé Philips, vendu 169,99 €, qui mise sur la compacité, la connectivité sans fil et une résolution native convaincante pour son positionnement tarifaire. Sa luminosité de 250 ANSI lumens le cantonne toutefois à un usage en environnement sombre, et certaines limites techniques méritent d’être connues avant l’achat.
- Points forts :
- Résolution native Full HD 1080p réelle
- Prix compétitif : 169,99 €
- Pied rotatif à 180° très pratique
- Wi-Fi 6 dual band pour un streaming stable
- LED longue durée : 30 000 heures de vie
- Format compact et léger (~850 g)
- Correction keystone verticale automatique
- Points faibles :
- 250 ANSI lumens : exige une pièce dans le noir
- Fréquence de rafraîchissement bridée à 30 fps
- Dérive colorimétrique légère vers le vert
- Bords de l’image moins nets à distance maximale
- Haut-parleurs intégrés au rendu très limité
- Latence non négligeable : gaming déconseillé
Présentation du vidéoprojecteur

Le NeoPix 150 est développé et commercialisé par TP Vision, la branche électronique grand public qui opère sous licence de marque Philips. Il s’inscrit dans la gamme NeoPix, une famille de projecteurs accessibles pensés pour un usage domestique quotidien — du modèle d’entrée de gamme NeoPix 130C jusqu’aux versions plus musclées comme le NeoPix 250. Le 150 occupe ici un positionnement charnière : il propose un vrai Full HD là où la plupart de ses concurrents directs se contentent du 720p, tout en restant sous la barre symbolique des 170 €.
Du point de vue du design, l’appareil adopte un format compact de 126 × 208 × 144 mm pour un poids d’à peine 850 g. On apprécie particulièrement le pied rotatif à 180° intégré dans le châssis : il permet de projeter non seulement sur un mur face à vous, mais également au plafond, pour les soirées cinéma allongé dans le lit. Ce détail, que l’on ne trouve pas systématiquement dans cette gamme de prix, fait une vraie différence au quotidien.
Caractéristiques techniques

Voici l’ensemble des spécifications du Philips NeoPix 150, regroupées pour vous donner une vision claire et exhaustive de l’appareil avant d’entrer dans le vif du test.
| Spécification | Valeur |
|---|---|
| Résolution native | 1920 × 1080 px (Full HD) |
| Luminosité | 250 ANSI lumens |
| Contraste | 1000:1 |
| Technologie d’affichage | LCD |
| Source lumineuse | LED |
| Durée de vie LED | 30 000 heures |
| Taille max de projection | 80″ / ~200 cm |
| Ratio de projection | 1,2:1 |
| Wi-Fi | Wi-Fi 6 dual band (2,4 + 5 GHz) |
| Bluetooth | Oui |
| HDMI | 1x HDMI 1.4 |
| USB | 1x USB-A (alimentation + lecteur) |
| Sortie audio | Jack 3,5 mm |
| Haut-parleurs intégrés | 2 × 3 W stéréo |
| Compatibilité screen mirroring | Miracast, AirPlay |
| Poids | ~850 g |
| Dimensions (L × P × H) | 126 × 208 × 144 mm |
| Prix public | 169,99 € |
Prise en main et installation
À l’ouverture de la boîte, on découvre un projecteur bien protégé, accompagné d’une télécommande, d’un câble d’alimentation et d’un guide de démarrage rapide. Le premier contact est rassurant : l’appareil est solide, le plastique mat ne donne pas une impression de low-cost trop prononcée. On pose le NeoPix 150 sur une table, on déploie le pied rotatif pour ajuster l’angle de projection… et en moins de 30 secondes, la première image apparaît sur le mur. C’est là qu’on perçoit l’un des vrais atouts de ce projecteur : il est pensé pour être opérationnel immédiatement, sans configuration laborieuse.
La mise au point se règle manuellement via une bague sur l’objectif ; c’est un peu moins confortable que l’autofocus motorisé que l’on trouve sur des modèles plus onéreux, mais à cette distance de projection, le réglage est rapide et intuitif. La correction keystone verticale automatique prend le relais pour rectangulariser l’image si le projecteur n’est pas parfaitement de niveau — un vrai gain de temps. Le pied rotatif à 180° mérite qu’on s’y attarde : il autorise une projection au plafond sans trépied externe ni accessoire supplémentaire, ce qui ouvre des usages vraiment pratiques dans une chambre.
Qualité d’image au quotidien

C’est évidemment là que tout se joue. Avec ses 250 ANSI lumens, le NeoPix 150 n’a pas vocation à rivaliser avec des projecteurs de salon haut de gamme. En revanche, dans une pièce correctement obscurcie, l’image 1080p s’avère propre et détaillée à des tailles comprises entre 40 et 60 pouces. À 80 pouces — la taille maximale annoncée — les pixels commencent à se percevoir, le contraste chute sensiblement, et la moindre source lumineuse parasite l’expérience. Il faut être honnête : 80 pouces en plein noir, c’est jouable ; 80 pouces avec une lampe allumée dans la pièce, c’est raté.
Nous avons relevé une légère dérive colorimétrique vers le vert que l’on perçoit surtout sur les visages et les tons chair ; ce n’est pas rédhibitoire, mais un calibrage dans les menus s’impose pour les plus exigeants. Par ailleurs, à distance maximale, la netteté en bord d’image se dégrade notablement par rapport au centre — phénomène courant sur les objectifs d’entrée de gamme. Enfin, la fréquence de rafraîchissement bridée à 30 fps est une limitation concrète : les contenus à 24p ou 25p s’en accommodent très bien, mais les images rapides — sport, jeu vidéo — affichent un flou de mouvement perceptible.
- Points positifs sur l’image :
- Résolution Full HD native : image fine et détaillée à taille modérée
- Rendu des couleurs globalement plaisant sur les films
- Correction keystone efficace et rapide
- Contraste de 1000:1 honorable pour la gamme de prix
- Points négatifs sur l’image :
- 250 ANSI lumens insuffisants hors environnement sombre
- 30 fps max : déconseillé pour le sport et le gaming
- Bords de l’image flous à 80 pouces
- Légère dominante verte sur les tons chair
Son et connectivité

Les haut-parleurs stéréo 2 × 3 W intégrés… disons-le clairement : ils suffisent à peine à suivre les dialogues d’un film. Le rendu est fin, sans grave, sans profondeur ; dans une pièce de taille moyenne, le volume maximum atteint rapidement ses limites. Ce n’est pas une surprise à ce tarif, mais c’est un point à anticiper dans votre installation. Heureusement, la sortie Jack 3,5 mm permet de connecter facilement une enceinte active ou une barre de son, et le Bluetooth intégré autorise une connexion sans fil vers une enceinte portable — ce qui change radicalement l’expérience sonore.
La connectivité, en revanche, est l’un des véritables points forts de ce modèle. Le port HDMI 1.4 accepte sans broncher une console de jeux, un PC portable, un lecteur Blu-ray ou un dongle type Fire Stick. Le port USB-A double fonction — alimentation et lecture multimédia — permet de brancher une clé USB pour lire des fichiers vidéo directement. Mieux encore, le Wi-Fi 6 dual band (2,4 et 5 GHz) assure une connexion stable pour le streaming local, tandis que Miracast et AirPlay permettent la duplication d’écran sans câble depuis un smartphone ou un MacBook. C’est une palette de connectivité solide pour un produit à ce prix.
Adapté à quel usage ?
Le NeoPix 150 est avant tout un projecteur de soirée cinéma, dans le sens le plus literal du terme : il s’épanouit dès que les lumières sont éteintes, devant un film ou une série en streaming. Il s’adresse principalement aux étudiants, aux jeunes actifs ou à toute personne souhaitant profiter d’une grande image sans investissement lourd dans un écran TV. Sa légèreté et son pied orientable en font aussi un compagnon de soirées conviviales, à transporter d’un appartement à l’autre.
Là où il montre ses limites, c’est dès qu’on sort de ce contexte précis. La latence et les 30 fps le rendent peu adapté au gaming réactif ; même les joueurs occasionnels le ressentiraient sur des titres nerveux. Pour les présentations professionnelles en salle éclairée, les 250 ANSI lumens sont clairement insuffisants. Il vaut mieux orienter ce budget vers un projecteur dédié aux bureaux dans ce cas.
- Usages recommandés :
- Films et séries en soirée dans une pièce sombre
- Contenus YouTube, plateformes de streaming
- Projection au plafond dans une chambre
- Soirées conviviales en appartement
- Usage nomade léger (moins de 1 kg)
- Usages déconseillés :
- Gaming FPS ou sport — 30 fps et latence trop élevés
- Présentations en salle lumineuse
- Usage en extérieur de jour
- Home cinéma exigeant sur la colorimétrie
Comparatif avec la concurrence
Pour situer précisément le NeoPix 150 sur son marché, nous l’avons comparé à trois concurrents directs accessibles dans une fourchette de prix similaire. Le Philips NeoPix 130C est son petit frère, moins cher mais bridé au 720p et à 120 ANSI lumens seulement. Le Xiaomi Projector Mini joue dans la même cour en termes de compacité, tandis que le BenQ GP20 monte légèrement en gamme mais propose une expérience plus aboutie.
| Modèle | Prix indicatif | Luminosité (ANSI) | Résolution | Connectique principale | Particularité |
|---|---|---|---|---|---|
| Philips NeoPix 150 | 169,99 € | 250 lumens | Full HD 1080p | HDMI, USB-A, Wi-Fi 6, BT, Jack | Pied rotatif 180°, Full HD natif |
| Philips NeoPix 130C | ~149 € | 120 lumens | HD 720p | HDMI, USB, Wi-Fi, BT 4.0 | Plus abordable, mais image en retrait |
| Xiaomi Projector Mini | ~150–180 € | ~200 lumens | Full HD 1080p | HDMI, USB, Wi-Fi, BT | Écosystème Mi, Android intégré |
| BenQ GP20 | ~300–350 € | ~300 lumens | Full HD 1080p | HDMI, USB-C, Wi-Fi, BT, Android TV | Android TV natif, meilleure latence |
Le NeoPix 150 se distingue clairement du 130C par sa résolution supérieure et ses 130 ANSI lumens supplémentaires — un écart significatif à l’usage. Face au Xiaomi, les deux appareils sont proches, mais le Wi-Fi 6 et le pied rotatif donnent un avantage pratique au Philips. Le BenQ GP20, lui, offre une expérience nettement plus complète — Android TV, meilleure latence — mais à un tarif presque double. Le NeoPix 150 reste le meilleur compromis Full HD sous 170 €.
Notre verdict final
Au terme de nos tests, le Philips NeoPix 150 tient globalement ses promesses… à condition d’accepter ses contraintes. Sa résolution Full HD 1080p native à ce prix est un argument difficile à ignorer ; peu de concurrents font aussi bien sous 170 €. Le pied rotatif, le Wi-Fi 6 et la compatibilité Miracast/AirPlay montrent qu’on est loin d’un produit bâclé : Philips a pensé l’usage réel de ses acheteurs.
Cependant, les 250 ANSI lumens constituent sa frontière principale : si vous n’êtes pas en mesure de projeter dans une pièce vraiment sombre, passez votre chemin. Le rafraîchissement à 30 fps est également une limitation concrète à ne pas sous-estimer. Ce projecteur s’adresse à une cible précise — l’amateur de films occasionnel, l’étudiant en studio, le voyageur léger — et pour ces profils-là, il offre un excellent rapport qualité/prix. Pour ceux qui cherchent un compagnon gaming ou une installation dans un salon semi-éclairé, mieux vaut économiser davantage et viser la gamme au-dessus.
Notre note : 7,5/10. Un choix solide, honnête, et difficile à battre dans cette fourchette de prix — à condition de savoir exactement pourquoi vous l’achetez.









